Questions Fréquentes

Questions pratiques

Quelles sont les dates et heures d’ouverture ?

Notre calendrier sera base sur le calendrier scolaire. Nous sommes ouverts du lundi au vendredi à partir de 8.30, les enfants et adolescent-e-s peuvent arriver jusqu’a 10.oo. Les enfants et adolescents doivent rester un minimum de 5 heures par jour. L’école ferme a 17.30.

Les horaires d’ouverture et de fermeture sont négociable en fonction des besoins des parents. Le temps partiel n’est pas une option. Les enfants de 4-5 ans peuvent rester autant de temps qu’ils le souhaitent, mais il n’y aura pas de réduction sur les frais s’ils decident de rester moins.

Est ce que vous fournissez les repas ? 

Pour commencer, les enfants et adolescent-e-s devront amener leur lunchbox, ou amener de quoi cuisiner eux-mêmes après discussion commune et vérification de leur expertise du matériel. Les ateliers cuisine pourront à terme évoluer vers la création de repas communs, en fonction de l’intérêt du groupe.

Mon enfant pourra-t-il si besoin retourner dans le circuit classique ?

Arriver dans une école démocratique demande un effort d’adaptation pour intégrer les codes de cette culture – s’approprier pleinement sa liberté ne se fait pas du jour au lendemain. De la même façon, réintégrer une école « classique » demandera un effort d’adaptation. Cette reconversion devra se préparer.

 

 

Les questions et réponses ci-dessous sont reprises du site de l’École Dynamique de Paris, et constituent une excellente introduction aux principes auxquels nous souscrivons :

Questions pédagogiques

Et si jamais mon enfant décide de ne pas passer de diplôme… ?

Il revient aux parents de se poser la question : êtes-vous prêts à faire confiance à votre enfant pour prendre ses responsabilités sur sa propre vie, ou faut-il le forcer à se préparer au Bac même s’il faut en venir à la carotte et au bâton ? Notre prise de position est claire : nous faisons confiance au jeune pour impulser et persévérer dans la formation dont il a besoin pour être qui il souhaite être.

Pour une majorité des jeunes des écoles démocratiques, cela passe par le Bac et le suivi d’une formation universitaire. Le livre the lives of Subdbury alumni (2005) est un sondage de ce que sont devenus les centaines d’anciens de Sudbury-Valley. Parmi eux, 80% finissent par aller à l’université, et obtiennent habituellement leur premier choix. Il y a aussi quelques originalités, comme un créateur d’une société d’informatique qui s’est consacré uniquement à la pêche jusqu’à ses 15 ans, un professeur de mathématiques qui n’a pas suivi de leçons de maths jusqu’à son entrée à l’université, et plus récemment Laura Poitras et son Oscar décerné pour Citizenfour, le documentaire sur Snowden.

L’apprentissage autonome peut-il rimer avec l’obtention du bac avec mention ?

L’objectif de l’école dynamique n’est pas de préparer les jeunes au Bac, et si telle est l’attente des parents, il vaut mieux choisir une autre école. Les élèves de l’école dynamique décideront d’entreprendre une préparation au Bac s’ils jugent que cela est utile pour leur projet professionnel. Le Bac n’est plus une fatalité aujourd’hui, lorsque l’on sait que des structures récemment ouvertes ne le requièrent pas comme pré-requis (comme l’école 42, avec 40% d’élèves n’ayant pas la Bac), que le travail salarié est de plus en plus fragilisé en comparaison du travail indépendant, et que les entreprises s’intéressent de moins en moins aux diplômes. Elles considèrent de plus en plus l’expérience, le réseau et les compétences d’un candidat comme primordiales.

Par ailleurs, les statistiques tirées des 2 millions de “home-schoolers” aux Etats-Unis prouvent que l’autonomie apporte de meilleurs résultats scolaires (86/100 vs. 50/100 en moyenne) et de plus grandes chances de succès à l’université, en plus de mieux développer les compétences nécessaires à la vie adulte (voir les détails sur www.home-scool.com). En effet, un jeune responsable de sa propre instruction travaille à son propre rythme, donc le plus efficacement possible, et il apprend mieux à se prendre en main et à apprendre, donc à être plus responsable et efficace dans la poursuite de ses objectifs.

Les enfants vont-ils apprendre à lire, écrire et compter si rien ne les y oblige ?

Un enfant apprend à marcher et parler sans contrainte, programme ou méthode spécifique. Tout être humain a besoin de parler pour interagir avec son environnement, et dans notre environnement actuel (la France du XXIème siècle), il en est de même pour lire, écrire et compter, compétences qui sont appelées fondamentales pour une bonne raison : on ne peut pas vivre sans. Dans les écoles démocratiques, tous les enfants sans exception apprennent à lire, écrire et compter sans recevoir d’enseignement formel de la part d’un pédagogue diplômé.

Questions philosophiques

Ce modèle n’est-il pas utopique ? N’est-ce pas risqué de faire partie des pionniers ?

Ce genre d’école est peu connu mais n’a rien de nouveau. Dans le monde occidental moderne, les Ecoles démocratiques existent au moins depuis les années 20 (depuis Summerhill, toujours ouverte) et comptent plusieurs centaines d’exemples aujourd’hui.  Le mouvement des écoles Sudbury, fondé en 1969 par Daniel Greenberg, connaît un succès international grandissant, avec >40 écoles dans le monde.

En Europe, on compte une quarantaine d’écoles démocratiques, dont une qui a ouvert à Dijon en mai 2014: l’Ecole de la Croisée des Chemins.  En France, Bernard Collot a développé et théorisé une approche très similaire à Sudbury depuis les années 60 : école du 3ème type. Il en existe une à Paris 12ème depuis 2010: la Maison des Enfants

Est-ce un risque ? Cela dépend de nos attentes et de nos critères de réussite. Si on attend d’un enfant qu’il sache vivre dans le moment présent, entreprendre des projets personnels, apprendre à se connaître soi-même et interagir avec le reste du monde en pleine confiance, alors l’école conventionnelle est extrêmement risquée.

Comment apprennent-ils à faire face à une vie pleine de difficultés et de contraintes après avoir vécu libres aussi longtemps ?

Si vous pensez qu’un enfant libre ne rencontre aucune difficulté, c’est que vous n’avez pas encore rencontré un enfant libre. Rappelez-vous de votre passage à la vie d’adulte, de votre sortie du cadre scolaire : un jeune en première année de fac est-il outillé pour faire face à un élargissement soudain de ses libertés? La recherche de la vie qu’on veut mener et de son orientation professionnelle est-elle facile et sans embûche ? Non, au contraire. La soudaine responsabilité de soi a quelque chose de vertigineux, et l’expérience des écoles démocratiques démontre les bénéfices de mettre les jeunes en situation de prendre leur vie en main dès le plus jeune âge.

La vie est déjà pleine de défis, nul besoin de créer des obstacles artificiels, surtout si ces difficultés n’ont rien à voir avec ceux de la vie réelle : qui dans le monde, à part un enfant, est contraint de s’asseoir derrière un pupitre en silence de 9h à 17h, pour obéir à des instructions consistant principalement à ingurgiter des informations par lesquelles on se sent peu concerné? A l’école dynamique, au cours de leurs projets, les jeunes seront confrontés à des défis concrets, des situations qui nécessiteront une grande persévérance, des échecs et des conflits, et des décisions parfois lourdes de conséquences pour eux-mêmes et leur groupe. Aussi, entre deux situations difficiles, pourquoi ne pas tout simplement être heureux et profiter d’une vie formidable, telle qu’elle devrait l’être pour tous ?