Perrine

File 10-04-16 16 51 22J’ai une formation et j’ai travaillé 6 ans dans le domaine de l’édition (assistante d’édition, éditrice, maquettiste…). J’ai toujours une petite activité dans ce domaine que j’aime beaucoup. Mais c’est un travail qui se fait à 80% sur l’ordinateur, et je souhaite une vie plus ‘humaine’, pleine de relations, de rencontres et d’échanges.

J’ai beaucoup beaucoup lu et regardé des vidéos (sur l’ordinateur !) sur les thèmes de l’éducation (en famille) et de l’école et la non-scolarisation. Pour moi, la clé est la confiance : la conviction que l’enfant (ou d’ailleurs l’adulte) a le droit de choisir ce qu’il a besoin de faire et d’apprendre. Et que le pousser à faire autre chose parce que nous – parents, enseignants, éducateurs, proches – avons peur – ne peut pas l’aider.
À L’École à l’Ǝnvers, je veux faire au quotidien cette expérience de vivre ensemble, de s’organiser au mieux -, et d’être libre.

Je constate que je ressens un grand apaisement lorsque je décide de me laisser la liberté de mes actions, sans référence à ce qu’il faut »faire ou savoir », ou à ce que « les autres » attendent de moi.

Mon objectif en m’impliquant dans L’École à l’Ǝnvers est d’offrir cette liberté à des personnes plus jeunes, en espérant leur éviter d’avoir à déconstruire plus tard de tels réflexes.

Pour moi, vivre de manière autonome, c’est être à l’écoute de ses besoins et aspirations, et chercher à les satisfaire. Très naturellement, cette recherche nous conduit vers l’autre – pour demander de l’aide, pour proposer d’agir ensemble, ou simplement pour un temps d’échange et de partage. J’ai commencé à expérimenter un outil qui me semble formidable pour permettre des interactions enrichissantes pour tout-e-s, la « communications non violente ». Je souhaite poursuivre cette exploration de mes sentiments et besoins.

À L’École à l’Ǝnvers, nous insistons sur l’importance de l’écoute réciproque. Par exemple, les règles de prise de parole lors des Conseils d’école invitent celui qui parle à indiquer qu’il a fini avant que la personne suivante prenne la parole. Ce choix nous permet de creuser les questions en cours et de prendre en compte les différents points de vue lors des prises de décision.

C’est par le film « Être et devenir » que j’ai eu un premier aperçu des apprentissages autonomes. Depuis, je m’intéresse aux différentes solutions qui permettent aux jeunes de choisir eux-mêmes ce qu’ils veulent faire et (pour faire) apprendre. J’ai rapidement découvert les expériences décrites par Bernard Collot, qui a rendu possible cette liberté au sein de classes multi-âges de l’école publique – et celles (actuelles) des enseignants réunis sous le nom du « Centre de Recherche des Petites Structures et de la Communication ».

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