L’équipe

L’équipe de l’École à l’Envers est aujourd’hui composée de cinq membres : AgnèsKinou, MariePerrine, et Vincent. Nous nous réunissons deux fois par semaine pour construire le projet et clarifier ensemble notre vision d’une éducation démocratique. Notre questionnement s’est enrichi des discussions et contributions d’autres personnes également sensibles aux questions d’éducation alternative, dont Blaise, Noémie et Zabou, Anna Kahina, Bernat, Brigitte, Cloé, Salma…

Si vous souhaitez nous rejoindre ou contribuer, n’hésitez pas à nous contacter.

Agnès

1467539_10207085692275344_614185623_oJ’ai passé mon enfance à observer les gens, les écouter, les suivre afin d’apprendre de chacun. Encore aujourd’hui je prends plaisir à partager leur histoire. J’apprends de chaque personne tous les jours. Mon entourage me dit souvent que j’aurai du devenir psychologue, que j’ai raté ma vocation de par ma patience, mon ouverture d’esprit et mon écoute. Je ne suis pas devenue psychologue pour autant mais infographiste car j’aime les possibilités qu’offre la communication de faire passer les messages mais aussi leurs problèmes techniques liés à l’impression. Je prends soin de créer et modifier des fichiers afin d’obtenir une impression de qualité.

Je suis aujourd’hui maman d’une petite fille, ce qui a provoqué une révolution dans ma tête. J’aspire à lui offrir ce qu’il y a de meilleur (comme toute maman). Je veux la laisser devenir « ELLE », la laisser vivre ce qu’elle a envie de vivre, quand elle a envie de le vivre afin qu’elle reste actrice de sa vie. Je m’intéresse depuis toujours à tout ce qui touche les relations humaines, le bien­être, le développement personnel. Cela me pousse à participer activement à ce beau projet car Je pense que chaque enfant doit vivre sa vie d’enfant et que la nature nous dote d’une intelligence qui permet à chacun d’entre nous de construire notre propre vie.

Kinou

kinou  Je travaille auprès d’enfants depuis une quinzaine d’années, dans des associations de quartier, dans les écoles et institutions de l’éducation nationale, et en freelance pour des familles. Au départ formatrice informatique pour adultes dans une association, j’y ai progressivement déplacé mes activités vers le montage d’ateliers d’art plastique pour enfants. Par la suite, j’ai développé mes ateliers en France et aux États-Unis, pour y inclure de la peinture libre sous la méthode Arno Stern, des travaux manuels variés (argile, fusain, poterie) pour lesquels j’ai suivi plusieurs formations. Ces efforts m’ont donné l’occasion d’approfondir ma connaissance de plusieurs méthodes pédagogiques alternatives et des apprentissages autonomes, et de constater leur efficacité en pratique.
Je ne souscris à aucune idéologie exclusive, mais favorise une approche autodidacte qui intègre les éléments que je trouve intéressants dans chaque méthode. J’ai néanmoins suivi en 2014 une formation d’assistante pédagogique à l’Institut Maria Montessori (Paris) et suis formée aux normes en vigueur régissant le travail avec les enfants (CAP). J’ai effectué des stages d’observation dans plusieurs établissements scolaires Montessori aux Etats-Unis.
Mon parcours illustre ma conviction que porter une attention bienveillante aux besoins des enfants et leur offrir une éducation adaptée permet d’influencer positivement le monde et son avenir. Devenir maman en 2012 m’a encore davantage sensibilisée à la place souvent peu adaptée laissée aux enfants et à leurs besoins spécifiques dans notre société, même dans le milieu pédagogique qui leur est pourtant destiné. Après une première tentative de créer un jardin d’enfants sur Paris, le projet de créer une Ecole Démocratique est né petit à petit dans mon esprit. Il se concrétise depuis mon arrivée à Toulouse à l’automne 2015 au fur et à mesure de mes rencontres, lectures sur les apprentissages autonomes et discussions.

Je crois que lorsqu’on veut apprendre, on s’en donne toujours les moyens.

Mariephotoprofil

J’ai toujours été une bonne élève. J’ai donc traversé ma scolarité sans heurt, et sans émotions. Je n’en ai que peu de souvenirs et j’ai aujourd’hui l’impression de n’y avoir pas vraiment découvert qui j’étais.

Sans vraiment me poser de questions, je suis devenue enseignante, après 8 années d’étude de lettres, à la fois facile par l’attrait que j’avais pour la matière et difficile par mon inadaptation au système compétitif et évaluatif que sont ceux de l’université et des concours, que l’on retrouve ensuite dans les collèges et les lycées. C’est d’ailleurs cette aversion qui m’a orientée, dans mes activités personnelles, vers la pratique du cirque, qu’en parallèle de mes études de lettres, j’ai pratiqué en tant qu’animatrice et pour moi-même au sein d’un collectif d’amateur.

J’ai enseigné le français en collège et lycée mais les questions sur l’apprentissage soulevées par l’arrivée de mes enfants m’ont laissée perplexe devant le système de l’éducation nationale, qui me semblait aller à l’encontre de toutes les découvertes scientifiques de ces dix dernières années sur le fonctionnement du cerveau en apprentissage. J’y ai constaté la souffrance d’élèves plein de richesse mais aussi celle d’enseignants soucieux de créer un cadre bienveillant pour leurs élèves mais bridés par les contraintes des horaires, des notes, des bulletins et des effectifs.

Je ne pouvais plus être d’accord avec ce cadre que je soupçonnais non seulement de ne pas permettre aux enfants de prendre le temps de découvrir qui ils étaient et ce qui les animait mais aussi de faire perdre confiance à nombre d’entre eux. C’est ce qui m’a orienté vers d’autres manières de faire. À partir de mes lectures (Isabelle Filliozat, Catherine Gueguen, A.S. Neill, Catherine Dumonteil-Kremer, Céline Alvarez, Isabelle Peloux) des formations que j’ai suivies (notamment celle sur les pédagogies alternatives à La Ferme des Enfants créée par Sophie Rabhi au Hameau des Buis) et des groupes de paroles de parents (PEP’S café, Universités d’été PEP’S, ateliers Faber et Mazlich) auxquels j’ai participé, j’ai découvert l’école démocratique et y ai vu le meilleur cadre à offrir aux enfants pour s’épanouir et devenir des Hommes et citoyens accomplis et épanouis, maîtres de leur vie. Actuellement, en plus d’une démarche de développement personnel, je continue à me former (notamment en gestion mentale et en communication non violente) pour accompagner au mieux les jeunes que nous accueillerons dans notre école.

Perrine

File 10-04-16 16 51 22 J’ai une formation et j’ai travaillé 6 ans dans le domaine de l’édition (assistante d’édition, éditrice, maquettiste…). J’ai toujours une petite activité dans ce domaine que j’aime beaucoup. Mais c’est un travail qui se fait à 80% sur l’ordinateur, et je souhaite une vie plus ‘humaine’, pleine de relations, de rencontres et d’échanges.

J’ai beaucoup beaucoup lu et regardé des vidéos (sur l’ordinateur !) sur les thèmes de l’éducation (en famille) et de l’école et la non-scolarisation. Pour moi, la clé est la confiance : la conviction que l’enfant (ou d’ailleurs l’adulte) a le droit de choisir ce qu’il a besoin de faire et d’apprendre. Et que le pousser à faire autre chose parce que nous – parents, enseignants, éducateurs, proches – avons peur – ne peut pas l’aider.
À L’École à l’Ǝnvers, je veux faire au quotidien cette expérience de vivre ensemble, de s’organiser au mieux -, et d’être libre.

Je constate que je ressens un grand apaisement lorsque je décide de me laisser la liberté de mes actions, sans référence à ce qu’il faut »faire ou savoir », ou à ce que « les autres » attendent de moi.

Mon objectif en m’impliquant dans L’École à l’Ǝnvers est d’offrir cette liberté à des personnes plus jeunes, en espérant leur éviter d’avoir à déconstruire plus tard de tels réflexes.

Pour moi, vivre de manière autonome, c’est être à l’écoute de ses besoins et aspirations, et chercher à les satisfaire. Très naturellement, cette recherche nous conduit vers l’autre – pour demander de l’aide, pour proposer d’agir ensemble, ou simplement pour un temps d’échange et de partage. J’ai commencé à expérimenter un outil qui me semble formidable pour permettre des interactions enrichissantes pour tout-e-s, la « communications non violente ». Je souhaite poursuivre cette exploration de mes sentiments et besoins.

À L’École à l’Ǝnvers, nous insistons sur l’importance de l’écoute réciproque. Par exemple, les règles de prise de parole lors des Conseils d’école invitent celui qui parle à indiquer qu’il a fini avant que la personne suivante prenne la parole. Ce choix nous permet de creuser les questions en cours et de prendre en compte les différents points de vue lors des prises de décision.

C’est par le film « Être et devenir » que j’ai eu un premier aperçu des apprentissages autonomes. Depuis, je m’intéresse aux différentes solutions qui permettent aux jeunes de choisir eux-mêmes ce qu’ils veulent faire et (pour faire) apprendre. J’ai rapidement découvert les expériences décrites par Bernard Collot, qui a rendu possible cette liberté au sein de classes multi-âges de l’école publique – et celles (actuelles) des enseignants réunis sous le nom du « Centre de Recherche des Petites Structures et de la Communication ».

Vincent Version 2

Je travaille dans le milieu de la recherche depuis maintenant plus de quinze ans. J’ai passé plus de la moitié de ma vie dans le système scolaire classique, on pourrait même dire que d’une certaine façon je n’en suis jamais sorti. J’ai pu faire comme beaucoup d’entre nous l’expérience des obsessions et des manques de ce système, et des dégâts qu’il cause chez les individus, même chez celles et ceux qui a priori semblent en avoir tiré profit. Cela fait plusieurs années que j’ai l’opportunité de découvrir les modes d’éducation alternatifs, et ce que j’entends me parait avoir beaucoup de sens. Je trouve que l’offre éducative structurée, guidée par les intérêts et objectifs des adultes, est déjà suffisamment fournie comme ça.

Le monde a la triste habitude de décider tout à la place des enfants. Leur donner pour une fois le plein contrôle me semble une proposition unique et libératrice, pleine de confiance en l’avenir. Récemment Je me suis impliqué dans la création du projet de L’École à l’Ǝnvers, ou j’ai rencontré de nombreuses personnes motivées par les appréciations des interactions avec les plus jeunes et désireuses de proposer une alternative éducatrice bienveillante. J’espère pouvoir contribuer a ce projet par des efforts de communication, d’organisation et de rédaction.