Marie

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J’ai toujours été une bonne élève. J’ai donc traversé ma scolarité sans heurt, et sans émotions. Je n’en ai que peu de souvenirs et j’ai aujourd’hui l’impression de n’y avoir pas vraiment découvert qui j’étais.

Sans vraiment me poser de questions, je suis devenue enseignante, après 8 années d’étude de lettres, à la fois facile par l’attrait que j’avais pour la matière et difficile par mon inadaptation au système compétitif et évaluatif que sont ceux de l’université et des concours, que l’on retrouve ensuite dans les collèges et les lycées. C’est d’ailleurs cette aversion qui m’a orientée, dans mes activités personnelles, vers la pratique du cirque, qu’en parallèle de mes études de lettres, j’ai pratiqué en tant qu’animatrice et pour moi-même au sein d’un collectif d’amateur.

J’ai enseigné le français en collège et lycée mais les questions sur l’apprentissage soulevées par l’arrivée de mes enfants m’ont laissée perplexe devant le système de l’éducation nationale, qui me semblait aller à l’encontre de toutes les découvertes scientifiques de ces dix dernières années sur le fonctionnement du cerveau en apprentissage. J’y ai constaté la souffrance d’élèves plein de richesse mais aussi celle d’enseignants soucieux de créer un cadre bienveillant pour leurs élèves mais bridés par les contraintes des horaires, des notes, des bulletins et des effectifs.

Je ne pouvais plus être d’accord avec ce cadre que je soupçonnais non seulement de ne pas permettre aux enfants de prendre le temps de découvrir qui ils étaient et ce qui les animait mais aussi de faire perdre confiance à nombre d’entre eux. C’est ce qui m’a orienté vers d’autres manières de faire. À partir de mes lectures (Isabelle Filliozat, Catherine Gueguen, A.S. Neill, Catherine Dumonteil-Kremer, Céline Alvarez, Isabelle Peloux) des formations que j’ai suivies (notamment celle sur les pédagogies alternatives à La Ferme des Enfants créée par Sophie Rabhi au Hameau des Buis) et des groupes de paroles de parents (PEP’S café, Universités d’été PEP’S, ateliers Faber et Mazlich) auxquels j’ai participé, j’ai découvert l’école démocratique et y ai vu le meilleur cadre à offrir aux enfants pour s’épanouir et devenir des Hommes et citoyens accomplis et épanouis, maîtres de leur vie. Actuellement, en plus d’une démarche de développement personnel, je continue à me former (notamment en gestion mentale et en communication non violente) pour accompagner au mieux les jeunes que nous accueillerons dans notre école.

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