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Expériences scientifiques : les couleurs

Pour notre troisième expérience, nous avons étudié les couleurs. Nous n’avions à disposition que trois couleurs : jaune, rouge, bleu à partir desquelles nous avons essayé d’en fabriquer le plus possible !

Nous avons commencé par une expérience de mélange de couleurs. Nous avons eu besoin de :

– 6 verres – de l’eau – des colorants bleu, rouge et jaune – du sopalin

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Nous avons fait des hypothèses :

  • le jaune et le bleu donneront du vert,
  • le rouge et le bleu donneront du violet ou du marron,
  • pour le jaune et le rouge, nous ne savions pas.

Pendant que l’expérience se déroulait, nous avons donc essayé de faire des mélanges de couleurs avec de la peinture.

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Voilà le résultat de notre expérience :

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  • le bleu et le jaune donnent du vert,
  • le rouge et le bleu donnent du violet,
  • le jaune et le rouge donnent du orange,
  • le mélange de tout donne une sorte de marron très foncé.

 

Petit conseil lecture pour découvrir les mélanges de couleurs :

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Couleurs – Hervé Tullet

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Expériences scientifiques : les sucettes glacées colorées

Pour la suite de nos expériences scientifiques, nous avons réfléchi à comment fabriquer une sucette glacée colorée. Dans un premier temps, les jeunes ont proposé une recette et nous avons vérifié si elle fonctionnait. Dans un deuxième temps, Margaux leur a proposé une recette à répéter autant de fois qu’ils le souhaitent !

Voici les ingrédients dont les jeunes ont eu besoin :

– un petit verre -une « pique » – une casserole – une cuillère –

des fruits – de l’eau – un sachet de gélatine

Expériences :

Recette proposée par les jeunes

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1- Verser du sucre dans le saladier (un fond).

2- Verser de l’eau froide (suffisamment pour le nombre de sucettes désiré).

3- Diluer le sucre (il ne doit plus se voir) en remuant avec la cuillère.

4- Verser un demi-sachet de gélatine.

5- Récupérer le jus des fruits en les écrasant (il peut rester quelques morceaux de fruits).

6- Ajouter le jus dans la casserole.

7- Faire bouillir pendant 2 minutes.

8- Verser dans les petits verres et ajouter la pique.

9- Laisser refroidir à l’air libre.

10- Mettre au congélateur pendant au moins 1 heure.

Recette proposée par Margaux

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1- Verser du sirop au fond du verre (peu pour une sucette peu sucrée, beaucoup pour une sucette bien sucrée).

2- Verser de l’eau jusqu’en haut du verre.

3- Mettre la pique dans le verre.

4- Mettre au congélateur pendant au moins 2 heures.

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Bonne dégustation !

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Expériences scientifiques : les volcans

Le mercredi matin, nous avons fait un atelier d’expériences scientifiques. Nous avons commencé par étudier les volcans, en imitant un volcan effusif, et un volcan explosif.

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Pour ces expériences, nous avons besoin de :

– un saladier – du bicarbonate de soude – une cuillère à soupe

– un petit pot refermable (sans visser) – du vinaigre blanc

Expériences :

Pour simuler un volcan effusif

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1- Placer le pot ouvert dans le saladier.

2- Verser du vinaigre blanc dans le pot presque jusqu’en haut.

3- Verser une cuillère à soupe de bicarbonate de soude dans le vinaigre.

le liquide jaillit et s’écoule sur les côtés du pot.

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Pour simuler un volcan explosif

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1- Placer le pot ouvert dans le saladier.

2- Verser du vinaigre blanc dans le pot presque jusqu’en haut.

3- Refermer à moitié le petit pot en laissant une petite fente.

4- Verser une cuillère à soupe de bicarbonate de soude dans le vinaigre

et refermer le pot rapidement.

des bulles se forment, le couvercle gonfle et finit par être éjecté.

Le liquide peut jaillir sur les côtés du pot.

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Ce que nous avons appris :

Un volcan est une montagne remplit de magma (lave). Parfois, le magma remonte à la surface et sort du volcan.

Il y a deux types de volcans :

  • effusif : la lave liquide jaillit du volcan et s’écoule sur les côtés.
  • explosif : la lave est plus solide et forme un bouchon qui l’empêche de jaillir. Quand la pression est trop grande, une explosion qui pulvérise le magma a lieu.
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Immersion à l’École à l’Envers : Témoignage

L’École à l’envers fête son premier anniversaire aujourd’hui et j’ai eu la chance d’y passer une semaine en observatrice. J’ai vu un tas de choses, mais je suis certaine de n’avoir vu que la partie émergée de l’iceberg. Lors de mon arrivée, on m’a accueillie gentiment, mais sans plus. La première personne à me dire bonjour a été un enfant de dix ans. Il me fait signe en guise de reconnaissance, et puis il retourne à ses occupations. Un adulte fait une pause dans ses tâches et me propose de faire un tour de l’école. Je connais l’école, ce n’est pas la première fois que j’entre dans ces lieux ; je décline donc l’invitation. Je préfère laisser la personne continuer son travail et je continue à explorer à tâtons le milieu ambiant. Oui, parce que dans cette école, deux choses retiennent immédiatement l’attention : les enfants ne font que ce qu’ils veulent et les adultes travaillent constamment. Sur ces deux points j’aimerais être plus précise.

Les enfants font ce qu’ils veulent ; cela veut dire que les enfants sont libres. Ils décident de leurs activités, ils s ‘associent librement entre eux, ils participent à l’élaboration des projets, des ateliers, et des règles. Ils décident aussi de transgresser les règles et de payer le prix déterminé par le Comité de Justice. Ce qu’ils apprennent ici c’est la responsabilité et l’autonomie ; ils apprennent à vivre ensemble. Pendant la semaine que j’ai passée à l’école, certains enfants sont venus me voir, d’autres ne m’ont pas adressé la parole. J’ai apprécié les divers contacts que j’ai noués avec les jeunes membres dans la mesure où il est rare de trouver des enfants qui viennent vous parler avec une approche respectueuse du droit à la parole, où le « oui » ou le « non » sont acceptés de bonne grâce. Si je devais relever l’exception qui confirme la règle, je remarquerais que la grâce manque un peu lorsqu’ils demandent à aller jouer dehors et qu’on le leur refuse. J’ai trouvé cela dommage qu’ils ne puissent pas être plus souvent dehors. J’ai compris les raisons pour lesquelles ils ne peuvent pas sortir sans être accompagnés par des adultes et j’ai également compris que les adultes de l’école sont complètement débordés de travail. Mais j’ai quand même partagé cette frustration.

Les adultes quant a eux sont pleinement engagés dans ce projet d’éducation ; ils veillent à ce que l’école soit toujours fidèle avec ses principes de justice et de responsabilité citoyenne. Leur investissement dans les différentes activités de la journée est beau à voir, qu’il s’agisse de l’apprentissage libre au sein des divers ateliers ou des divers moments de réunion et décision collective. Il y a un rythme qui s’établit entre les moments de réunion et des moments de dispersion où chaque individu reste un peu seul dans son coin pour ensuite revenir retrouver le collectif de nouveau, et cela plusieurs fois dans une même journée. J’ai trouvé que cette cadence assure un excellent mécanisme de communication. J’ai apprécié la transparence sur toutes les actions entreprises, et qui est essentielle à l’existence même d’une telle l’école. Il est facile de ne pas se rende compte de tout ce que est nécessaire au bon fonctionnement d’une école démocratique et les murs servent non seulement de cadre aux apprentissages des enfants, ils servent aussi de rappel des membres à leurs responsabilités, aux règles et aux tâches.

Tous les jours à quinze heures un mouvement se fait ; une personne se lève, puis une autre ; et sans qu’aucune cloche ne sonne, ont voit chaque membre se mettre au travail de rangement et de ménage. Cela ne dure que quelques minutes, à l’issue desquelles l’école est de nouveau entièrement propre. La fin de la journée arrive bientôt, un ou deux enfants arrivés tôt le matin vont partir. J ‘écoute quelques conversations sur ce qu’il faut faire pour le lendemain ou pour la semaine prochaine, avant qu’un adulte ne parte aussi. D’autres adultes restent jusqu’à un peu plus tard pour réaménager le salon. Il y aura une fête à la fin de la semaine pour fêter la première année de cette école. Il y a toujours du travail à faire, Kinou a l’air un peu préoccupée ; on voit combien cette école est presque une extension d’elle même. Cette semaine a été lourde ; il y a eu des départs, des arrivées. Je ne suis là que pour une semaine, tout ce que je dis ce n’est qu’une impression d’observateur extérieur. Mais je suis admirative de tout ce qui a été accompli en l’espace d’un an. Félicitations ! Je vous souhaite du courage, un bon anniversaire – et longue vie à l’École à l’envers !

Luisa Simões

Merci pour ton témoignage Luisa !

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Résumés des conférences EUDEC (suite)

Claudia RENAU, Différences et similitudes entre unschooling et écoles démocratiques

Présentation rapide : Claudia Renau a travaillé 15 ans à l’éducation nationale puis a mis 15 ans à se déscolariser, ce qu’elle appelle « le job des adultes »… en déscolarisant aussi ses enfants, pratiquant ainsi le « unschooling ». Elle rappelle qu’aujourd’hui 1050 familles en Île de France pratique le unschooling. Elle évoque l’importance qu’a eu pour elle l’associtation L’Ecole de la vie. Aujourd’hui elle est directrice de secondaire de deux écoles démocratiques et est aussi éditrice.

Les apprentissages autonomes ou informels, sans programme et sans enseignement, au rythme des enfants, elle peut témoigner que cela fonctionne ! Et avec une efficacité profonde. Cependant, ce n’est pas immédiat et cela nécessite beaucoup de patience et surtout de confiance. Le socle de compétences est parfois acquis beaucoup plus tardivement que ce qui est prévu par l’ éducation nationale ; parfois même, il faut attendre l’âge adulte ! Mais pour Claudia, l’important, c’est vraiment la confiance dont l’enfant a besoin pour apprendre ce dont il a besoin quand il en a besoin. Souvent la lecture arrive plus tard… mais c’est avec plaisir et non pas comme une « activité occupationnelle » comme c’est le cas à l’école. Que ce soit dans le unschooling ou dans les écoles démocratiques, il faut accepter ce décalage et arriver à le justifier auprès des inspecteurs (ce qui est moins aisé pour une famille que dans une école démocratique).

Déscolarisons-nous ! Dans le unschooling, il y a un gros travail de déscolarisation à faire pour les parents. Il lui semble que c’est aussi le cas pour les parents dont les enfants sont dans des écoles démocratiques. Ce qui rend la tâche difficile, c’est que notre société toute entière est très scolarisée.

Propositions ou absence de propositions ? Dans les écoles démocratiques comme dans le unschooling, on retrouve l’absence d’attente de rythme d’apprentissage et de contenu. Mais alors que les écoles démocratiques (suivant le modèle Sudbury) affichent que rien ne sera proposé aux jeunes (a contrario de la société toute entière qui est basée sur l’inverse!), les unschoolers disent que « rien de particulier ne sera proposé aux enfants ». Cette petite nuance suppose que les parents proposent davantage de choses à leurs enfants parce que ce sont leurs enfants, qu’ils les connaissent et qu’ils acceptent que la liberté est basée sur l’acceptation d’un refus. Un enfant n’hésitera pas à dire non à une activité qui ne l’intéresse pas au sein de sa famille. Claudia remarque cependant que les enfants les plus jeunes acceptent assez spontanément puis, en grandissant, refusent plus facilement, sans doute car ils ont une meilleure connaissance d’eux-même. [Je précise que mon expérience en tant que membre staff d’une école démocratique m’a montré que les jeunes n’ont aucun mal à refuser, même les plus jeunes!]. Claudia évoque la nécessité pour les jeunes qui arrivent en école démocratique de bénéficier d’un « temps de restauration » pour retrouver leurs motivations intérieures et apprendre à mieux se connaître ; cette absence de proposition permet ce processus. Elle admet que cette composante peut être difficile à accepter pour des parents qui auraient des attentes, même si celle-là ne sont pas d’ordre scolaire.

Créer du lien : la question de l’obligation d’assiduité est fondamentale dans les écoles démocratiques car elle est nécessaire pour créer du lien. Pour Claudia, c’est un défi pour les unschoolers, qui ne bénéficient pas d’une structure permanente. Il s’agit d’arriver à créer un « réseau », malgré les variations de lieux et de personnes. Elle dit avoir l’impression que le lien ne se fait pas tout seul, dans la mesure où les unschoolers se voient peu. Il y a cette nécessité d’arriver à créer du lien rapidement, ce que le jeu permet. Cela explique que les adultes proposent assez facilement des activités, ce qui n’est pas le cas dans les écoles démocratiques de type Sudbury. Claudia pense que ce lien ne se fait pas forcément si simplement, même lorsque plusieurs personnes fréquentent le même lieu.

Règlement des conflits : au cœur des écoles démocratiques, il y a toujours un organe de régulation des conflits (cercle de médiation, conseil de justice, cercle restauratif…). Dans le cas du unschooling, il n’y a pas de réunion dédiée au règlement des conflits. Celui-ci se fait en direct ; comme c’est une habitude d’être à l’écoute de soi, cela fonctionne bien.

La discussion entre Claudia et le public finit sur une grande question : la place des parents dans une école démocratique. (Cette question fera sans doute l’objet d’un autre article).

Marie Narjoux.

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Résumés de conférences EUDEC (suite)

Henri READHEAD, Summerhill : « the method behind madness » (derrière la folie, une méthode)

Petites biographie d’Henri par Henri :

Henri est le petit fils de A.S. NEILL. Il a été à l’école Summerhill entre ses 3 et ses 16 ans. Il a fait des études puis a travaillé dans la construction. A 21 ans, il était ingénieur du son ; après des études, il a créé une maison d’enregistrement. Il est revenu à Summerhill en 2003 et y a dirigé pendant 12 ans le studio d’enregistrement de l’école. Il est ensuite devenu sous-directeur de l’école. Depuis 5 ans, il a pris conscience de sa passion pour Summerhill et pour l’éducation ; il donne de nombreuses conférences et poursuit son activité de directeur-assistant de l’école avec son frère, sa mère restant « the boss ».

Le but de Summerhill est double : accueillir TOUS les enfants et mettre en avant l’aspect social et émotionnel de l’éducation. « Living before learning » : alors que les écoles traditionnelles considèrent que la part émotionnelle et sociale revient à la famille et que la part apprentissages formels revient à l’école, à Summerhil, on vit avant d’apprendre. A Summerhill on développe la capacité à se connecter à ce que l’on est. Il s’agit de permettre à chacun de se concentrer sur soi mais aussi d’être capable de vivre avec les autres. Henri voit plus l’école comme un lieu de prévention que de résolution de conflits. Pour lui, le but en éducation, c’est de considérer d’abord l’émotionnel et le social. L’apprentissage vient après. Il est pour lui fondamental de créer d’abord la confiance, avec toute l’énergie que cela nécessite.

La liberté est pour lui la clé du développement de l’enfant ; elle n’est pas la permissivité (« freedom not licence ») car la liberté n’est permise que lorsque l’on respecte celle des autres et cela peut être très contraignant…

L’égalité est permise par le principe du conseil (« the meeting »). Il y a un vrai souci de rendre ces conseils les plus simples possibles. De ce fait, la gestion de conflit pendant les conseils est très rapide : la communauté donne une sanction mais on ne discute pas de psychologie. Henri insiste sur l’importance de la posture dans les conseils de justice : on distingue bien la personne, dont on ne dit jamais qu’elle est mauvaise, de son acte. Ce système de conseil permet que même un enfant de 5 ans n’aille pas s’en remettre à un adulte.

Lorsqu’un enfant arrive avec un gros bagage émotionnel, l’attitude à Summerhill est de surtout ne rien faire ! Laisser cet enfant être un enfant, et il reprendra pied rapidement.

Les relations aux parents sont assez distantes ; ces derniers ne sont pas impliqués dans l’école, d’autant moins que l’école est un internat et que des périodes assez longues peuvent se passer sans contact avec les parents (période de 11 semaines entre chaque vacance). S’ils ont besoin de soutien, l’école communiquera avec eux mais elle se refuse à dire comment l’enfant progresse d’un point de vue académique. C’est à l’enfant de le dire s’il le souhaite.

Actuellement, l’école est ouverte à partir de 5 ans et n’accepte pas de jeunes après 12 ou 13 ans. Elle coûte 1000 euros par mois.

Marie Narjoux

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Peter GRAY, « Self-directed education as a worldwise movement : why is it ime now ? » (l’éducation auto-dirigée en tant que mouvement mondial : pourquoi est-ce le moment?

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Perter Gray nous invite à penser ce concept d’ « éducation auto-dirigée », terme qui se veut réunir toutes les appellations renvoyant à cette approche éducative : « unschooling », « école démocratique », « école libre », « apprentissages autonomes », etc. L’éducation est quelque chose d’inné, de naturel, qui consiste à acquérir les compétences dont on a besoin. Aujourd’hui, ce serait le moment pour généraliser l’éducation auto-dirigée, non seulement pour nos enfants mais pour tous les enfants. Pourquoi ?

Perter Gray commence par rappeler la crise éducative criante que nous vivons aujourd’hui, au début du XXIème siècle : tous les jours, les droits de l’enfant sont violés et nous ne nous en rendons même pas compte. Tout d’abord, la durée passée à l’école a beaucoup augmentée et l’âge où l’on débute l’école est de plus en plus avancé. En 1950, les enfants allaient 4 heures par jour à l’école et n’avaient pas de devoirs… On croit qu’en faisant plus (plus d’heures, plus de cours, plus de contenus, plus d’activités…), cela résoudra les problèmes alors que c’est précisément l’inverse ! De plus, la liberté des enseignants se réduisant à peau de chagrin, ces derniers n’ont pas le temps de comprendre les réels besoins des élèves. L’école est devenue un lieu de stress, de dépression, d’ennui. Il y a pour Peter Gray une « urgence psychologique » à repenser l’école.

Par ailleurs, de nombreuses études sur les enfants « auto-éduqués » montrent que cela fonctionne très bien ! La communauté des « unschoolers » (ceux qui ne vont pas à l’école et ne font pas non plus ce qu’on appelle « l’école à la maison ») est en pleine croissance. Aux États Unis, cette communauté représente deux millions de personnes. On découvre donc que d’autres possibilités existent et qu’elles fonctionnent parfaitement avec le monde d’aujourd’hui. Avec internet, l’éducation auto-dirigée devient plus facile : chacun peut acquérir seul les compétences dont il a besoin. L’idée d’aller à l’école pour avoir des informations n’est plus valable. Enfin, les métiers ont beaucoup évolué. On n’a plus besoin de gens qui reproduisent des gestes montrés ; on n’a plus besoin du « par coeur ». On a avant tout besoin de personnes compétentes dans le domaine du relationnel et du social.

Peter Gray propose l’idée de mettre de l’argent dans des « centres d’apprentissage » qui seraient gratuits pour tous.

Défendre l’éducation auto-dirigée, moyen le plus naturel d’acquérir des compétences, permettrait de faire évoluer notre manière d’être en lien avec les autres et avec l’environnement.

Marie Narjoux