Blaise

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Mon parcours part d’un schéma traditionnel jusqu’à mes 30 ans… Ma scolarité était assez simple : J’étais « bon » en math ! Malgré les difficultés financières dans ma famille, j’ai eu la chance de passer un an aux États-Unis pour parler anglais. Au delà de ces deux « matières », j’étais « nul »… en français, en histoire et je ne lisais pas. Malgré tout, j’ai eu la chance d’avoir une mère qui avait confiance et qui donnait une grande liberté à ses enfants !
Ce cocktail m’amène à devenir ingénieur, chef de projet pendant 4 ans… Et en fait je ne m’y retrouve pas… donc j’arrête !
Pendant 4 ans et demi,  je voyage par ci par là à travers le monde, à la rencontre de pays, de cultures et de gens… En fait c’est moi que je découvre principalement : ce que je veux, qui je suis, vers où je veux aller… Depuis maintenant 2 ans je réalise que finalement je n’ai pas vraiment été maître de ma vie… Le processus de ces dernières années, je l’assimile à un déconditionnement contre ce que j’ai absorbé via l’école, le système et la société elle-même…
Je réécoute les volontés de transmission que j’avais plus jeune. Par mes expériences de cours particuliers en maths, ou de cours d’anglais devant des classes au Cambodge et à travers mes échanges avec les enfants, je réalise qu’être parmi des enfants de tout âge m’attire et me convient bien.
Le schéma classique de l’école ne me convenant pas pour devenir professeur, je rencontre à travers mes lectures (ça y est je me suis mis à lire) des pédagogies alternatives et même des structures éducatives démocratiques… Une révélation et un soulagement : je ne suis plus seul, mieux encore des gens y ont réfléchit, testés et créés de nouvelles voies d’enseignement !
Les mots entre « » dans ce texte représentent, pour moi maintenant, des incohérences : il n’y a pas de matière, de nul ou de bon…
L’histoire par exemple n’est pas une matière que l’on étudie : c’est la vie ! L’histoire nous façonne tout le temps et nous permet de comprendre les cultures, les mœurs et les gens.
Je ne suis pas bon en math : j’aime ça ! Faire des maths c’est comme un jeu, j’y prends plaisir c’est donc facile pour moi de progresser de retenir des choses…
Personne n’est nul ; pourquoi devrait-il y avoir un jugement, une hiérarchie, un choix imposé (par les adultes, parents ou professeurs) ?
Cette période de 4 ans et demi m’a fait grandir bien plus rapidement, j’ai l’impression, que ce que j’ai vécu à l’école. J’ai confiance en moi, je n’ai plus peur du jugement, je suis bien et heureux, et en plus… j’ai laissé libre court à ma curiosité, j’ai donc appris plein de nouvelles choses !
Voilà ce qui me porte dans ce projet, voilà ce que je veux permettre à un maximum de personnes. Je crois qu’il faut redonner confiance aux enfants, leur permettre de vivre depuis le plus jeune âge ce que j’ai vécu depuis mes 30 ans… Les enfants et leur éducation sont responsables de leur avenir et du notre, donnons-leur l’occasion d’être acteurs de la société de demain et d’être eux-mêmes !

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