Anciens membres de l’équipe

NoémieIMG_20160406_000139

28ans, j’ai suivi une formation BPJEPS équitation, et exercé en club hippique (région parisienne) avec des jeunes de 6 à 70ans 🙂

Mes nombreux voyages m’ont offerts une certaine ouverture d’esprit et de conscience… Maman depuis 2013, j’ai accueilli mon rôle en plongeant dans une dynamique de parentalité positive et d’éducation-non-violente… Lisant tous les bouquins et articles que je trouvais sur les sujets, suivant des ateliers de formation (Gordon, méthode « gagnant/gagnant), échangeant avec d’autres parents concernés… et surtout en pratiquant tous les jours car j’ai choisi de m’occuper de mon fils à plein temps. Tout cela m’a ammenée à m’intéresser aux apprentissages autonomes, et à penser que c’est ce qu’il y a de plus cohérent en matière d' »éducation » de nos jours.
Issue d’une famille d’enseignants, j’ai pu observer que le système scolaire imposé en France n’est pas satisfaisant pour beaucoup d’entre nous. Je pense donc qu’il est temps d’utiliser notre potentiel afin de créer nos propres alternatives à l’école classique. Enchantée par les relations humaines et la multitude de possibles qui en découle; je suis persuadée que l’épanouissement personnel est la clé nécessaire pour vivre ensemble en harmonie. Que l’écoute de l’autre prend profondément racine dans l’écoute de soi. Je pense qu’en offrant à chacun la liberté d’Être, en confiance avec soi-même, en pleine possession de ses capacités, lui permettant de nourrir son estime de soi au quotidien; nous aurons la joie de voir grandir des êtres responsables, armés des merveilleux outils que sont la bienveillance et l’empathie; enthousiastes et compétants pour collaborer au bon fonctionnement du système dont ils font partie.
Les mots de Maria Montessori résonnent et font sens pour moi: « Etablir la paix durable est le travail de l’éducation », et  » La société ne peut pas se développer si l’autonomie des individus ne progresse pas. « .
Il est donc du devoir des parents, et de toute personne travaillant ou étant en contact avec les enfants, de soigner nos relations avec les jeunes, revoir nos modes de communication, remettre en question les valeurs hiérarchiques en place depuis trop lontemps.
Je suis fière aujourd’hui de faire partie de ce mouvement décidé à (r)évolutionner les vieux shémas de conditionnement qui nous ont prouvé qu’ils n’étaient pas efficaces, voir néfastes pour l’humanité. Acteurs du changement que nous souhaitons pour demain, car demain commence maintenant.

 IMG_0926 Blaise

Mon parcours part d’un schéma traditionnel jusqu’à mes 30 ans… Ma scolarité était assez simple : J’étais « bon » en math ! Malgré les difficultés financières dans ma famille, j’ai eu la chance de passer un an aux États-Unis pour parler anglais. Au delà de ces deux « matières », j’étais « nul »… en français, en histoire et je ne lisais pas. Malgré tout, j’ai eu la chance d’avoir une mère qui avait confiance et qui donnait une grande liberté à ses enfants !
Ce cocktail m’amène à devenir ingénieur, chef de projet pendant 4 ans… Et en fait je ne m’y retrouve pas… donc j’arrête !
Pendant 4 ans et demi,  je voyage par ci par là à travers le monde, à la rencontre de pays, de cultures et de gens… En fait c’est moi que je découvre principalement : ce que je veux, qui je suis, vers où je veux aller… Depuis maintenant 2 ans je réalise que finalement je n’ai pas vraiment été maître de ma vie… Le processus de ces dernières années, je l’assimile à un déconditionnement contre ce que j’ai absorbé via l’école, le système et la société elle-même…
Je réécoute les volontés de transmission que j’avais plus jeune. Par mes expériences de cours particuliers en maths, ou de cours d’anglais devant des classes au Cambodge et à travers mes échanges avec les enfants, je réalise qu’être parmi des enfants de tout âge m’attire et me convient bien.
Le schéma classique de l’école ne me convenant pas pour devenir professeur, je rencontre à travers mes lectures (ça y est je me suis mis à lire) des pédagogies alternatives et même des structures éducatives démocratiques… Une révélation et un soulagement : je ne suis plus seul, mieux encore des gens y ont réfléchit, testés et créés de nouvelles voies d’enseignement !
Les mots entre « » dans ce texte représentent, pour moi maintenant, des incohérences : il n’y a pas de matière, de nul ou de bon…
L’histoire par exemple n’est pas une matière que l’on étudie : c’est la vie ! L’histoire nous façonne tout le temps et nous permet de comprendre les cultures, les mœurs et les gens.
Je ne suis pas bon en math : j’aime ça ! Faire des maths c’est comme un jeu, j’y prends plaisir c’est donc facile pour moi de progresser de retenir des choses…
Personne n’est nul ; pourquoi devrait-il y avoir un jugement, une hiérarchie, un choix imposé (par les adultes, parents ou professeurs) ?
Cette période de 4 ans et demi m’a fait grandir bien plus rapidement, j’ai l’impression, que ce que j’ai vécu à l’école. J’ai confiance en moi, je n’ai plus peur du jugement, je suis bien et heureux, et en plus… j’ai laissé libre court à ma curiosité, j’ai donc appris plein de nouvelles choses !
Voilà ce qui me porte dans ce projet, voilà ce que je veux permettre à un maximum de personnes. Je crois qu’il faut redonner confiance aux enfants, leur permettre de vivre depuis le plus jeune âge ce que j’ai vécu depuis mes 30 ans… Les enfants et leur éducation sont responsables de leur avenir et du notre, donnons-leur l’occasion d’être acteurs de la société de demain et d’être eux-mêmes !

Anne-Isabelle 20160306_163429

Anne-isabelle Berteaux, je suis ébéniste d’art, restauratrice en antiquité et artiste plasticienne. Je travaille pour moi.

Depuis la naissance de mon fils , Sacha 4 ans, je rêvais d’ouvrir une classe d’apprentissage autonome, à coté de mon atelier, et puis un matin j’ai rencontré Kinou, et un projet d’école urbaine ! Génial ! Aujourd’hui ce projet a pris corps, a pris plein de corps et j’en suis ravie ! Alors, je ne sais pas s’il y aura un atelier (ce serait bien) mais j’y apporte mon énergie et c’est merveilleux de voir aboutir ce projet.
Bon là je quitte la norme, je sors du calcul, je suis même dans le non calcul. Être, là.

J’ai fait un métier de passion, sans me soucier que je sois une femme ou d’avoir du talent, ou d’être trop vielle, pourtant dans mon « in » activité de maman, j’ai ressentie un malaise sociétale fort, le même qui me discréditait dans mon choix de ne pas être dans une vie « désespérante », d’être dans la création, j’ai réalisé que cette conscience de l’échec, du vide, n’est qu’un fragment me ramenant à l’ordre du silence et de l’ennui.

Avec cette naissance, mon histoire m’a sautée à la figure, mes cicatrices ont été prêtes à resurgir, cette école c’est celle que j’aurais choisi, ç’aurait été ma parole qui s’exprimait avant les dérèglements…le temps perdu.
il y a quelque chose de lumineux, d’incongrue, c’est la vie vivante,  c’est une parole qui s’exprime. C’est un choix que l’on peut faire avant.